Appel de communications

 

Interrogation des médiations entre textes et contextes, lecture de l'inscription du discours social dans le texte, examen de la paralittérature et de l'institution littéraire, la sociocritique est tout cela et plus encore. Loin de promouvoir une grille de lecture unique et universelle ou de ne se pencher que sur un domaine très précisément circonscrit, elle accueille volontiers des concepts et méthodes de nature et d'horizons multiples. Mais, concrètement, quelles sont les recherches actuelles menées en sociocritique, en analyse du discours ou dans des domaines voisins ? Depuis cinq ans, le Colloque des jeunes chercheurs en sociocritique et en analyse du discours permet de répondre partiellement à cette question et de faire un état présent des travaux récents en sociocritique.

De la bande dessinée aux Tlapanèques du Mexique en passant par les discours politiques (fascistes, souverainistes) ou scientifiques (ceux des anthropologues et historiens), sans oublier les littératures française et québécoise, un vaste éventail de sujets a été couvert par les participants. Nous sommes résolus à maintenir l'ouverture multidisciplinaire de notre colloque, persuadés que c'est par la confrontation entre approches et disciplines que la sociocritique et l'analyse des discours pourront continuer à progresser. Nous invitons donc les étudiants des 2e et 3e cycles des diverses disciplines des sciences humaines qui se penchent sur les liens entre des productions culturelles ou des manifestations symboliques diverses et des faits sociaux de toute nature à nous soumettre une proposition de communication.

Nous serions particulièrement intéressés par tout projet de portant sur :

- la littérature actuelle;
- les notions de droite et de gauche, en politique et littérature;
- l'institution et les sociabilités.

 

Programme

 

8 h 30 - 9 h : Accueil et café

9 h - 9 h 15 : Ouverture

9 h 15 : Kévin Hébert (maîtrise, Université Laval)
«L'objectivité du discours philanthropique en France au XIXe siècle : esquisse d'une connaissance de la misère dans l'oeuvre d'Eugène Buret (1840)»
Réponse : Pierre Popovic (Université de Montréal)

10 h : Paul Choinière (doctorat, Université McGill)
«George Sand et la conversion socialiste»
Réponse : Stéphane Vachon (Université de Montréal)

10 h 45 : Pause

11 h : David Blonde (maîtrise, Université d'Ottawa)
«L'establishment scientifique a-t-il vendu son âme ? Du pacte faustien de l'establishment scientifique vu par Richard J. Léger»
Réponse : Maxime Prévost (Université McGill)

11 h 45 : Anne Laporte (doctorat, Université de Montréal)
«Le dispositif de la liste dans Vie et mort du Roi boiteux de Jean-Pierre Ronfard»
Réponse : Janusz Przychodzen (Université McGill)

12 h 30 - 14 h : Dîner

14 h : Reprise du colloque

14 h 15 : Émeline Dhommée (doctorat, Université de Montréal)
«Gobseck et la Maison Nucingen ou "les fantastiques de l'argent"»
Réponse : Micheline Cambron (Université de Montréal)

15 h : Guillaume Pinson (doctorat, Université McGill)
«Ce que savent les fictions mondaines du supposé déclin de la noblesse avant 1914 : sur la Persistance de l'Ancien Régime d'Arno Mayer»
Réponse : Benoît Melançon (Université de Montréal)

15 h 45 : Pause

16 h : Mathieu Bélisle (maîtrise, Université McGill)
«Étonnement contre engagement : le "remède" de Marcel Aymé à un manichéisme (gauche-droite) dans les lettres françaises des années 1930»
Réponse : Élisabeth Nardout-Lafarge (Université de Montréal)

16 h 45 : Mauricio Segura (doctorat, Université McGill)
«Le tiers-mondisme français des années 1970 et son adversaire libéral : comment distinguer la gauche de la droite ?»
Réponse : Marc Angenot (Université McGill)

17 h 30 : Fin du colloque