Appel de communications

 

Interrogation des médiations entre textes et contextes (historique, institutionnel, social), analyse des phénomènes d'intertextualité et d'interdiscursivité, microlecture de l'inscription du discours social dans le texte, la sociocritique est tout cela et plus encore. Car, loin de promouvoir une grille de lecture unique et universelle ou de ne se pencher que sur un domaine très précisément circonscrit, la sociocritique accueille volontiers des concepts et méthodes de nature et d'horizons multiples. C'est pourquoi elle évolue constamment. Mais quelles questions la sociocritique pose-t-elle actuellement ? Quels objets étudie-t-elle ? Quelles sont aujourd'hui ses ambitions théoriques ? À quels savoirs recourt-elle ? Quelles ressources méthodologiques mobilise-t-elle ?

Depuis trois ans, le Colloque des jeunes chercheurs en sociocritique et en analyse du discours permet de jeter un regard sur les travaux actuels en sociocritique. De la bande dessinée aux Tlapanèques du Mexique en passant par les discours politiques (fascistes, souverainistes) ou scientifiques (ceux des anthropologues et historiens), sans oublier les littératures française et québécoise, un vaste éventail de sujets a été couvert par les participants. Nous sommes résolus à maintenir l'ouverture multidisciplinaire de notre colloque, persuadés que c'est par la confrontation entre approches et disciplines que la sociocritique et l'analyse des discours pourront continuer à progresser. Désirant de plus offrir un lieu propice aux échanges et aux débats d'idées, le colloque confie à des chercheurs aguerris la tâche de lancer la discussion en commentant les communications. Nous invitons donc, pour une quatrième année consécutive, les étudiants des 2e et 3e cycles des diverses disciplines des sciences humaines à nous soumettre une proposition de communication.

Nous serions particulièrement intéressés par tout projet de portant sur :

- les sociabilités intellectuelles (groupes, revues, salons, cafés); les transferts et recyclages culturels (entre pays, disciplines, époques);

- les effets de champ (littéraire, artistique, cinématographique).

 

Responsable : Sylvain David

 

Programme

 

8 h 30
Arrivée des participants

8 h 45
Mot de bienvenue et présentation du colloque

Président de la première séance : Pascal Brissette (Université McGill)

9 h
Paul Choinière (Université McGill) : «De l'autre côté du miroir : sur la réception des Mystères de Paris par ses lecteurs»

9 h 20
Réponse : Micheline Cambron (Université de Montréal)

9 h 40
Nova Doyon (Université du Québec à Montréal) : «L'Académie de Montréal (1778) : fiction littéraire ou projet utopique ?»

10 h
Réponse : Benoît Melançon (Université de Montréal)

10 h 20
Pause

10 h 40
Janusz Przychodzen (Université de Toronto) : «Le concept d'hégémonie : indices du phénomène en Amérique hispanophone»

11 h
Réponse : Robert Barsky (Université du Québec à Montréal)

11 h 20
Swann Paradis (Université Laval) : «Claude Gauvreau : autre "pape" surréaliste ou nouvel "archevêque" automatiste ?»

11 h 40
Réponse : Michel Biron (Université du Québec à Montréal)

12 h 00
Dîner

Président de la deuxième séance : Yann Hamel (Université de Montréal)

14 h
Hélène Lévesque (Université Laval) : «Le passé russe entre mémoire et histoire : le cas des victimes de répression»

14 h 20
Réponse : Yakov M. Rabkin (Université de Montréal)

14 h 40
Alice Gianotti (Université du Québec à Montréal) : «Le piège de l'écriture : le cas de Jeanne R., artiste et paranoïaque»

15 h
Réponse : Pierre Popovic (Université de Montréal)

15 h 20
Pause

15 h 40
François-Emmanuel Boucher (Université McGill) : «La sexualité païenne : prostitution, matrones et hiérarchie sociale dans l'Antiquité tardive»

16 h
Réponse : Guy Ménard (Université du Québec à Montréal)

16 h 20
Sylvain David (Université du Québec à Montréal) : «De l'histoire de la fin à la fin de l'histoire : le délire commun de Houellebecq et Fukuyama»

16 h 40
Réponse : Éric Méchoulan (Université de Montréal)

17 h
Mot de la fin et cocktail