Première publication dans Ecrivain cherche lecteur. L’écrivain francophone et ses publics (Lise Gauvain et Jean-Marie Klinkenberg, dir.), Paris-Montréal, Créaphis-Rencontres à Royaumont et VLB, 1991, pp. 119-129.

 

Que la littérature se définisse comme institution, une parmi les autres, n’est plus aujourd’hui contesté. L’idée d’institution, qui vaut aussi bien pour la peinture ou pour le cinéma que pour les lettres, a fait son chemin, s’est déployée en théorie. Elle postule en premier lieu la formation de la littérature (ou de n’importe quel art) en repli spécialisé dans la totalité sociale, en champ autonome assurant sa propre représentation et l’exercice interne de son pouvoir ; elle suppose encore la présence d’un appareil d’organisation plus ou moins développé ; elle indique enfin l’existence d’un marché voué non seulement à l’échange des biens produits mais encore à celui des postes à occuper.

Une telle conception est en général mal perçue et mal reçue parmi les « littéraires », plus largement parmi les usagers de la littérature. On devine pourquoi. Matérialiste dans son principe, elle vient rompre un charme. Elle met à mal l’aura d’enchantement dont l’art aime à s’entourer. Elle bouscule un comportement esthétique qui relève de la croyance religieuse et qui supporte mal d’être questionné dans ses fondements. Et le pratiquant n’aime pas ça. Il se demande s’il est bien utile de perturber sa foi pour le seul profit de faire ressortir un fonctionnement, de dévoiler un mécanisme caché. À quoi l’on peut rétorquer que l’analyse de l’institution artistique n’a pas le « savoir » comme seul enjeu. Elle vaut tout autant comme interrogation critique sur des rapports sociaux particuliers. Ceux-ci sont analogues aux rapports de classe, dont ils dérivent d’ailleurs dans une certaine mesure : ils fonctionnent suivant le double principe de l’exclusion et de la hiérarchie. Plus simplement et plus brutalement, ils relèvent des rapports de domination. Placer la littérature sous l’éclairage institutionnel revient donc à démasquer un exercice inavoué du pouvoir, son arbitraire, ses violences, tout au moins symboliques. On peut concevoir que cela déplaise à ceux qui bénéficient de ce pouvoir ; on peut même penser que, suivant un effet propre à tout procès d’aliénation, cela ne convienne même pas à ceux qui subissent la domination du même pouvoir.

Cela dit, l’analyse ici évoquée n’entend pas se complaire dans une manière de dénonciation. Elle sait d’ailleurs – et entend rappeler – que l’institution n’est pas la vérité intime ou ultime de la littérature. Celle-ci, personne n’en disconvient, appartient aux textes, à l’écriture, à la pensée. Mais ce que désigne la notion d’institution correspond aux conditions de possibilité du littéraire et replace donc la pratique textuelle à l’intérieur de ses limites qui sont aussi limitations ou contraintes. Il n’est pas d’imposition d’une écriture – d’un style, d’une marque – dans le champ littéraire sans que s’exerce un arbitraire de la valeur. Il n’est pas de reconnaissance d’un écrivain sans la méconnaissance de ce qui l’instaure, à savoir l’exclusion d’autres écrivains et d’autres écritures. Toutes choses qu’il importe de mettre au jour si l’on veut rendre compte autrement que de façon tautologique (idéologique) de situations littéraires concrètes, et parmi les plus familières.

La littérature légitime, celle qui s’impose et obtient la reconnaissance, celle dont on parle et que retient la mémoire publique, se renforce de tout ce qu’elle met à l’écart et peut barrer. C’est là un processus de reproduction très « naturel » jusqu’à un certain point. Ainsi la concurrence des groupes ou des individualités voit émerger les uns aux dépens des autres et il est parfois bien difficile de dire ce qui justifie la décision. Mais il est des modes d’élimination ou d’exclusion plus sournois et non moins endémiques. En fait, les chances de classement à l’intérieur même du champ littéraire sont inégalement réparties entre les acteurs en fonction des positions occupées au départ et qui varient suivant différents critères, tels que la classe sociale, le sexe ou l’appartenance « locale ». Dans un certain contexte sociohistorique, être ouvrier, femme ou Breton n’est évidemment pas favorable à l’essor d’une carrière littéraire ou à la réussite dans le monde des lettres.

Observation triviale si l’on veut et qui renvoie à l’inégalité des chances dans un univers social pourtant démocratique. Mais observation bien utile cependant. Elle permet de passer au constat selon lequel toute littérature qui s’instaure en « région » déclassée par avance ne le fait et ne se reproduit qu’en portant tout au long les stigmates de ce même déclassement. Elle traîne avec elle son discrédit et, s’il peut lui arriver d’inverser ce dernier en valeur distinctive (par une manière d’étrangeté ou d’exotisme), ce n’est jamais qu’à titre temporaire. On se trouve donc en présence de situations, généralement collectives, qui relèvent tantôt de la minorisation et tantôt de la marginalisation. C’est un état de marginalité qui nous retient ici et dont nous voudrions indiquer combien il est lié à une logique institutionnelle d’apparence conservatrice ou rétrograde mais qui perdure obstinément. Il persévère d’autant plus, dirait-on, que, l’idéologie littéraire dominante ne lui étant plus guère favorable, il trouve dans la seule force de l’inertie les raisons de sa survivance. On soupçonnera toutefois que son maintien est largement conditionné par la façon dont il sert les « intérêts » des tenants de la sphère centrale.

On a dit bien des choses du centralisme parisien et des effets qu’il exerce sur le fonctionnement de la république des lettres. On a même relevé plus d’une fois qu’il se déployait sur un espace guère plus grand ou plus peuplé qu’un village. Mais il se trouve que, par une étonnante concentration des talents et des pouvoirs en quelques-uns, cet espace-là, tout restreint qu’il soit, a la capacité d’étendre loin son emprise intellectuelle, de couper court à toute concurrence externe et de s’assurer un monopole redoutable sur la création littéraire en langue française.

Une histoire séculaire rend compte de cette concentration institutionnelle, y compris du lustre dont elle a doté une seule et même littérature. On ne va pas y revenir. Elle a permis à un appareil de production remarquablement agencé de s’édifier. Elle a donné naissance à un mythe de prestige qui a universellement fasciné les créateurs. Paris, pour ne pas la citer, a été, pendant plusieurs siècles, le pôle fondateur d’une littérature sans égale, créant le mouvement et les mouvements, s’entourant d’une aura dont le rayonnement fut illimité. On rencontre rarement la superposition aussi stricte d’un grand centre politique et intellectuel, du foyer d’une langue de haute culture, d’un pouvoir littéraire enfin.

L’envers ou le revers de ce centralisme n’est peut-être pas moins notoire, même si on est loin de l’avoir reconnu dans ses diverses implications. La primauté parisienne déclasse comme par avance tout ce qui se fait hors de ses limites au titre de littérature française. Cela vaut pour la province, la francophonie contiguë, la francophonie éloignée. En être ou pas. Mesquinerie de la grandeur. Mais il ne s’agit pas ici de porter des jugements moraux. Ou de prêter une intentionnalité à ce qui relève de grands mécanismes sociaux et politiques qui chevauchent les siècles et les dépassent. En outre, il ne s’agirait pas plus, au nom de cette centralité abusive, de se mettre dans la posture d’un centralisme conservateur et patoisant qui a connu, en divers lieux, ses belles heures il y a un siècle à peine et qui est toujours prêt à renaître sous quelque avatar. Un des grands titres à notre reconnaissance de la république lettrée et jacobine est sans doute d’avoir aménagé, par la centralisation, un exceptionnel espace de liberté, accueillant à tous ceux qui fuyaient les asphyxies nationales ou provinciales.

Cela étant, le centralisme parisien n’a pas cessé d’opérer négativement à l’endroit de ce qui n’appartenait pas à son cercle enchanté. Accaparant le meilleur de la légitimité et du crédit symbolique y afférent, il a toujours manifesté un tranquille dédain envers ce qui lui était extérieur. Certes, ainsi induit, le déclassement du périphérique ne manquait pas de se soutenir d’une excellence centrale nourrie d’une concentration intellectuelle stimulante. Il reste que ce processus déclassant, qui s’est développé en permanence et selon un principe « préjudiciel », a fait office, sans désemparer, de critère sélectif et hiérarchisant. On peut supposer – et, dans plus d’un cas, observer – que chaque acteur n’a pas la même chance de figurer au palmarès des lettres françaises qui en est l’aboutissement.

Bien que banal et largement explicable, cet effet institutionnel s’assimile à une exigence démocratique refoulée, rebutée. C’est en tout cas ce que l’on ressent « hors de France » aujourd’hui bien plus qu’hier. En gros, il devient difficile d’accepter que toute une création nationale, régionale ou provinciale se trouve, face à la littérature française centrale et de quelque façon par elle, barrée, c’est-à-dire renvoyée à son obscurité ou à son rang inférieur. Il est vrai qu’au Québec, en Belgique wallonne, en Suisse romande des littératures spécifiques se sont constituées mais toujours suivant un statut incertain et sur le mode de la mauvaise conscience. Renvoyons ici à la situation occupée (ou non) par ces littératures dans les histoires, manuels et dictionnaires de littérature française : elle est édifiante et leur vaut de se retrouver constamment en position équivoque, entre appropriation, mise à l’écart et renvoi à l’oubli.

Pourtant ces littératures existent aujourd’hui. Elles sont en expansion. La conscience francophone qui se répand, en France même, devenant jeu et enjeu politique, favorise leur essor. Une sorte de « fédération » des littératures de langue française est aujourd’hui imaginable, même s’il est question moins que jadis d’enfermer les écrivains dans des appartenances. L’institution centrale se trouve donc interrogée sur un monopole dont l’évidence d’hier est devenue aussi contestée que contestable.

Il est vrai que le parisianisme centraliste a perdu de sa puissance ou de sa superbe. Il est vrai encore que la perspective d’accueillir les petites littératures francophones a fait du chemin. Une opération de (re)classement est en cours. Elle prend appui sur une meilleure circulation des gens et des biens comme sur un dispositif médiatique général entièrement neuf. Mais pesanteurs et forces d’inertie demeurent considérables. Elles sont fertiles en effets secondaires.

Toute une problématique de l’identité œuvre ici en arrière-plan. Si l’institution française se fait aujourd’hui accueillante à ses « périphéries », c’est pour autant que celles-ci intègrent les normes qu’elle édicte. La république des lettres est certes hospitalière à tous les républicains. Mais elle tolère mal que votre langue, votre imaginaire, votre comportement institutionnel diffèrent des siens. Comme si l’identité culturelle française, puissante, souveraine, ne pouvait supporter l’existence d’une altérité culturelle française, celle de l’autre dans le même. Fréquemment perçu par les périphériques, le phénomène est d’ordre très élémentaire et comme physique : il s’apparente à une surdité, ce qui est grave s’agissant de langage.

Reliquat d’un impérialisme antérieur, ce phénomène peut sembler simplement pittoresque. Il est en réalité pernicieux. Pour prendre un exemple lourd, un Québécois ou un Wallon qui réalise un film sur son univers propre ne peut donner aux personnages le parler et l’accent autochtones sous peine d’interdire à son œuvre toute circulation sur le marché français (autrement dit, toute circulation). Et c’est vrai à un moindre degré pour l’écrivain de même origine. Maint romancier belge de la génération précédente a situé l’action de ses récits à Paris ou en Provence pour garder l’espoir de publier chez Gallimard ou chez Flammarion. Le français des confins, le français d’ailleurs est renvoyé à son incorrection, à son dialectisme, à son provincialisme. On pourrait reparler à cet endroit de la politique linguistique qui fut celle de la France depuis la Révolution et que l’on a qualifiée de jacobine. Il est d’ailleurs singulier qu’au moment où ce pays est venu à bout de ses parlers régionaux et a su imposer un français standard à toute la population comme au-delà des frontières, une remise en cause particulariste (identitaire) se produise à partir de français nationaux extérieurs, de statut flottant. Mais on voit bien ce qui se joue dans cette contestation. C’est le droit éminemment littéraire (au meilleur sens) à la personnalité linguistique tel que ce droit s’oppose à des pratiques imitatives requises par le recours à un français normé, largement parisien. C’est donc le droit à coïncider avec son identité.

Cette question de l’identité retentit sur l’appartenance institutionnelle de l’écrivain. Et c’est ici que les contradictions s’aggravent. Depuis un bon siècle, les auteurs du Québec, de Suisse romande, de Belgique bruxelloise et wallonne – sans parler d’ailleurs – n’en finissent pas de redéfinir leur situation marginale par rapport au foyer central. Individuellement et collectivement, ils balancent entre trois solutions. La première consiste à s’intégrer à la littérature française et, pour plus de facilité, en s’installant à Paris même. La seconde veut que l’on s’accommode de son périphérisme : être le premier dans sa province plutôt que le second à Rome. En ce cas, on accepte aussi que la littérature d’appartenance apparaisse comme institution satellite de l’institution centrale, avec tout ce que cela suppose de pratique de seconde main. La troisième ose se revendiquer de l’autonomie. Elle se réclame d’une littérature nationale, ayant sa définition et son appareil propres. On reconnaît là une formule attachante et courageuse mais qui suppose un dynamisme d’exception susceptible de compenser les déficits provenant d’un repli relatif sur ses propres forces.

Ces trois issues possibles demeurent en concurrence alors qu’elles connaissent d’inégales traductions théoriques et pratiques. Historiquement, on peut se demander pourtant si la contradiction qui les sous-tend n’est pas en voie de dépassement, si tout au moins l’on n’entrevoit pas comment rompre durablement l’impasse institutionnelle qu’elles reflètent.

Comme on vient de le voir, la marginalisation repose sur des logiques fortement instituées et comme implacables. Elle n’est pour autant ni une essence ni une nature. C’est dire – ce qui ne rend pas les choses simples pour autant – que sa mise en cause est de caractère politique. Il faut en finir, on peut en finir avec cette marginalisation des littératures périphériques. Et c’est, largement, un problème de politique culturelle ou, comme on aimerait ajouter, de politique communicationnelle. La difficulté est que le lieu d’inscription de cette entreprise politique est peu discernable, sachant que, comme on l’a vu, il s’agit d’une institution fortement occultée, spécialement aux yeux de ses agents. Sachant aussi que la littérature fonctionne sur un divorce aigu entre production symbolique et production matérielle. Sachant enfin que l’idéologie littéraire s’étant vouée à postuler et à célébrer un universalisme, elle répugne à prendre en charge les affrontements qui la travaillent, les contradictions qui la minent et, en conséquence, à aller au-devant de ce qui fonde l’action politique en démocratie, à savoir la négociation.

Ce qui favorise aujourd’hui la reconnaissance des petites littératures, des littératures marginales est que la culture lettrée dans son entier est entraînée dans un processus de minorisation. Tel est le paradoxe : beaucoup de marginalité démarginalise. La tradition humaniste des belles lettres, même si elle demeure vivace, ne peut suffire à leur conserver la position dominante au sein du système médiatique. On connaît les bouleversements de ce dernier et tout ce qui menace l’ère Gutenberg. La littérature y a perdu beaucoup de son évidence et de sa cohérence. Elle est de plus en plus, au sein des pratiques sociales et personnelles, une constellation éclatée et comme dispersée. Il s’ensuit qu’elle connaît des modes de perpétuation qui passent à la fois par une capacité de circulation beaucoup plus grande (pensons à l’intensification de la traduction) et par une occupation nettement plus parcellaire de ses territoires. On peut évoquer, à ce propos, aussi bien l’émergence des paralittératures, la spécialisation de certains grands genres (la poésie ou le théâtre), la spécification sociale de certains autres en fonction des publics (le roman). On peut penser également au modèle du réseau selon lequel certains écrivains tendent de plus en plus à s’associer : petits circuits nés d’affinités communes qui transgressent les frontières et parfois les appartenances linguistiques. Dès lors, il n’est plus exactement unelittérature française mais deslittératures multiples à géographie sociale variable qui chevauchent et s’entrecroisent dans l’espace général de la culture.

On pourrait parler à ce propos d’un régionalisme généralisé, pour autant qu’on accepte d’élargir fortement la portée du terme. Tant de pratiques lettrées particulières : tant de « régions ». C’est conforme à un certain état de civilisation où la dispersion est de règle. On voit en quoi il lézarde les colonnes porteuses des grandes institutions classiques et comment par ce biais il peut favoriser l’émergence de configurations marginales telles que les littératures françaises périphériques. Il faut observer cependant qu’il est synonyme d’indistinction et accompagne ce trajet vers le grand magma planétaire que parcourt le média dominant qu’est la télévision. À ce point, ce n’est plus de régionalité qu’il s’agit et les littératures marginales en émergence seraient bien en peine de s’y retrouver.

À l’accession de ces dernières, cependant, se propose un autre régionalisme, d’inspiration fédérative et entièrement moderne. Il cherche à fixer son point d’imputation à mi-distance du grand appareil national centripète et de la dissémination post-moderne en réseaux. Culturel (littéraire), il se veut l’expression d’une collectivité définie selon plusieurs paramètres, au sens où Lucien Goldmann disait que le sujet véritable de la création artistique est collectif. De cette collectivité, dont il assume, comme il se doit aujourd’hui, le caractère hybride, il dit et décrit la filiation, la généalogie mouvementée. Il en dégage de la sorte l’identité qui est tout à la fois identité d’action et de projet. Au terme, il emblématise cette identité dans le dialogue et l’échange avec d’autres. Ce qui signifie aussi que la culture ou la littérature régionales ont assez de mobilité et de souplesse pour s’intégrer à des ensembles plus larges – la culture française, la culture européenne, la culture américaine, pour les cas qui nous occupent. L’identification régionale par la langue ou par l’écriture est, loin de tout repli, le mouvement même de l’ouverture à l’Autre, c’est-à-dire au Même.

La régionalité nouvelle, telle que peuvent la vivre et l’expérimenter les littératures de langue française, tient, indiquions-nous, du projet politique. C’est à ce plan que l’institution prend tout son sens. La mise en place d’un nouvel espace, de nouveaux rapports, passe avant tout par une opération sur les structures de l’appareil. Nous pensons tout à la fois ici à l’édition, à l’enseignement, à la politique linguistique. Tant que ces grands dispositifs dont dépendent la production et la diffusion littéraires ne se mettront pas en mouvement et n’assureront pas la mutation espérée, on n’en aura pas fini avec la marginalité.


Pour citer cet article :

Jacques Dubois, « En finir avec la marginalité », Sociologie, institution, fiction. Textes rassemblés par Jean-Pierre Bertrand et Anthony Glinoer, site des ressources Socius, URL : http://ressources-socius.info/index.php/reeditions/28-reeditions-de-livres/sociologie-institution-fiction-textes/211-en-finir-avec-la-marginalite, page consultée le 05 dcembre 2022.

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