Cadre épistémologique

 Le concept de discours littéraire, tel qu’il a été introduit par le linguiste Dominique Maingueneau dans les années 1990 – notamment dans Pragmatique pour le discours littéraire –, participe à ce que ce dernier a nommé un aggiornamento épistémologique. Cette notion est née dans le cadre du développement de l’analyse du discours, qui – avec d’autres mouvements théoriques issus du reflux du structuralisme – entend « concentrer [son] attention sur les conditions de la communication littéraire et sur l’inscription sociohistorique des œuvres » (Maingueneau, 2004, p. 28). La perspective de Maingueneau s’inscrit ainsi dans la longue tradition qui, depuis la rhétorique antique, considère le phénomène littéraire en tant qu’acte d’énonciation. Cette posture, un temps délaissée, a connu, dans le courant des années 1970 et 1980, une vaste recrudescence, avec le développement de la linguistique textuelle, de la pragmatique et des théories de l’énonciation :

« Les théories de l’énonciation linguistique, les multiples courants de la pragmatique de l’analyse du discours, le développement dans le domaine littéraire de travaux se réclamant de M. Bakhtine, de la rhétorique, de la théorie de la réception, de l’intertextualité, de la sociocritique, etc. ont progressivement imposé une nouvelle appréhension du fait littéraire, où le dit et le dire, le texte et son contexte sont indissociables » (ibid., p. 5).

Prenant de la sorte le contre-pied de l’approche immanente et interne du texte promue par certains représentants du structuralisme des années 1960, et de celle, transtextuelle, de la poétique formaliste moderne des années 1970, l’analyse du discours propose une nouvelle appréhension du fait littéraire : celui-ci, abordé en tant que discours, peut alors être défini par un mode d’énonciation spécifique. Ainsi, après une courte période de reflux de la linguistique qui a suivi l’âge d’or du structuralisme linguistique, on voit l’analyse du discours offrir aux littéraires une nouvelle façon d’aborder le texte permettant ainsi de considérer la littérature comme une activité, et non plus seulement comme un corpus de textes : « […] considérer le fait littéraire comme “discours”, […] c’est restituer les œuvres aux espaces qui les rendent possibles, où elles sont produites, évaluées, gérées » (ibid., p. 34). La littérature n’est ainsi plus seulement une configuration textuelle dont il importe de comprendre l’organisation interne, mais une activité sociale, qui implique des conditions d’énonciations déterminées (l’auteur, le public, le support matériel, etc.). Chaque texte mobilise de la sorte une scénographie particulière, « à la fois condition et produit de l’œuvre », dans laquelle « se valident les statuts d’énonciateur et de co-énonciateur, mais aussi l’espace (topographie) et le temps (chronographie) à partir desquels se développe l’énonciation » (ibid., p. 192). D’une telle façon de penser le littéraire découle alors une reconfiguration de la ligne de démarcation entre texte et contexte : « Le contexte n’est pas placé à l’extérieur de l’œuvre, en une série d’enveloppes successives, mais le texte est la gestion même de son contexte. Les œuvres parlent effectivement du monde, mais leur énonciation est partie prenante du monde qu’elles sont censées représenter » (ibid., p. 35). Ainsi, l’analyse du discours littéraire selon Maingueneau se positionne contre le mouvement structuraliste qu’il présente, un peu cavalièrement, comme régnant de façon absolue, au milieu du xxe siècle, sur l’ensemble des études littéraires, et se propose de donner aux littéraires de nouveaux outils pour saisir l’ensemble du « fait littéraire », dans ces aspects sociaux et institutionnels. Proche des enjeux de la sociocritique telle que présentée par Claude Duchet, Maingueneau espère en effet ouvrir des perspectives vers une approche plus large de la littérature : une approche « organique », ni textualiste, ni contextualiste.

Mobiliser la notion de discours littéraire – autrement dit, penser l’énonciation littéraire –, c’est également concevoir la littérature en échange constant avec les autres formes de discours qui sont attachées à une société. Dans une telle perspective épistémologique, il est impossible d’isoler les textes littéraires des textes non littéraires : il s’agit plutôt d’envisager le discours littéraire au sein d’une configuration générale, variable historiquement, composée par l’ensemble de la production verbale d’une société donnée, à un moment donné.

« La production littéraire ne s’oppose pas en bloc et radicalement à l’ensemble des autres productions, jugées “profanesˮ : elle se nourrit de multiples genres d’énoncés qu’elle détourne, parasite. Elle vit d’échanges permanents avec la diversité des pratiques discursives, avec lesquelles elle négocie des modus vivendi spécifiques. Dans ses formes dominantes la littérature classique française, par exemple, s’appuyait sur les normes de la conversation raffinée entre honnêtes gens ; c’est cette conversation qui servait d’univers verbal de référence, source des normes qui régissaient toute parole de qualité, littéraire ou non » (Maingueneau, 2011, par. 19).

En conséquence, l’analyse du discours revendique un décloisonnement des domaines du savoir : les sciences du langage doivent prendre en compte la part des discours que représente le discours littéraire, et, en retour, les études littéraires sont forcées de reconnaître que le discours littéraire prend place dans l’ensemble des discours existants. Selon Maingueneau, une analyse raisonnée du discours littéraire doit ainsi nécessairement prendre appui sur des méthodes qui valent également pour les autres discours traversant une société. Cette idée n’a pas été sans provoquer des réactions de rejet, certains s’opposant à cet aplanissement méthodologique souhaité par l’analyse du discours. Au colloque de Cerisy, en 2002, sur « L’analyse du discours dans les études littéraires », ces réticences ont fait l’objet de discussions mouvementées car c’est le statut même de la littérature que certains voyaient alors menacé par cette nouvelle approche. Voici, par exemple, les mots de Herschberg Pierrot :

« Le discours est opposable à l’œuvre littéraire. L’œuvre n’est pas un discours parmi d’autres, c’est un événement d’écriture et de lecture et une configuration esthétique […] Dans cette perspective, l’analyse du discours et celle du style n’ont pas les mêmes enjeux ni ne portent sur les mêmes objets » (Amossy & Maingueneau, p. 343).

Au contraire, si l’on adopte le point de vue de Maingueneau, le discours littéraire doit être pensé au sein d’un large agencement discursif, au sein duquel il entretient alors des relations privilégiées avec d’autres types discours, avec lesquels il partage « un certain nombre de propriétés quant à leurs conditions d’émergence et de fonctionnement énonciatif » (Maingueneau, 2009, p. 32) : dès 1995, ces discours sont nommés, par Maingueneau et le philosophe Fréderic Cossutta, des « discours constituants ». Un tel présupposé n’est pas sans précédent : la sémiologie et la théorie de la communication, abordant conjointement les multiples formes de la communication sociale, se sont depuis longtemps engagées dans cette voie, de même que Marc Angenot, qui, dès la fin des années 1980, envisage le discours littéraire au sein de l’ensemble du discours social. Mais, contrairement à Maingueneau, celui-ci n’accorde aucune prévalence constitutive au discours littéraire, qui peut, ou non, occuper une position d’hégémonie, selon le contexte donné.

 

Le discours littéraire est un discours constituant

Les discours constituants – dont les types sont principalement les discours littéraire, religieux, scientifique, philosophique et juridique – partagent « un certain nombre de contraintes quant à leurs conditions d’émergence et de fonctionnement » (Maingueneau & Cossutta, 1995, p. 112). Ils sont, tout d’abord, en charge d’une même fonction dans une société, celle d’archéidon : « l’archéidon associe le travail de fondation dans et par le discours, la détermination d’un lieu associé à un corpus d’énonciateurs consacrés et une élaboration de la mémoire » (ibid., p. 113). En ce sens, ces discours « donnent du sens aux actes de la collectivité » (ibid.) : ils s’avèrent être les garants de tous les autres discours qui circulent au sein de celle-ci. Le discours littéraire n’est ainsi garanti par aucun autre discours et doit se légitimer lui-même en construisant les conditions qui le rendent possible : « il y a constitution précisément dans la mesure où un dispositif énonciatif fonde, de manière en quelque sorte performative, sa propre possibilité, tout en faisant comme s’il tenait cette légitimité d’une source qu’il ne ferait qu’incarner (le Verbe révélé, la Raison, la Loi…) » (ibid., p. 119). Cette constitution autonome du discours littéraire conditionne dès lors son caractère hétéroconstituant, c’est-à-dire que celui-ci ne peut cautionner d’autres discours que dans la mesure où il légitime lui-même l’espace de sa propre énonciation : « seul un discours qui se constitue en thématisant sa propre constitution peut jouer un rôle constituant à l’égard d’autres discours » (ibid., p. 113). Par exemple, les discours religieux et scientifique ne cessent de négocier leur statut l’un par rapport à l’autre.

Le discours littéraire, comme tout discours constituant, est « pris dans une relation conflictuelle avec les autres [discours] et mobilise des communautés discursives spécifiques, qui gèrent l’inscription de ses énoncés dans une mémoire » (Maingueneau, 2009, p. 32). Un texte peut se situer à l’intersection entre plusieurs types de discours, constituants et/ou non constituants. Par exemple, Les Provinciales de Pascal sont à la jointure entre les discours religieux, scientifique et littéraire. Ce texte fait donc appel à, au moins, trois communautés discursives différentes, parce qu’un changement de discours implique nécessairement « un changement dans la structure et le fonctionnement des groupes qui gèrent ces discours » (Maingueneau, 1984, p. 135). Le discours littéraire, même s’il revendique souvent d’exister hors appartenance – et cette prétention est l’une de ces particularités –, n’échappe pas à cette intrication, qui conditionne toujours un positionnement spécifique : « Rien ne sert d’imaginer les écrivains des Lumières indépendamment du réseau international de la “République des lettres” ou les autres jansénistes indépendamment des “solitaires” de Port-Royal », écrivent Maingueneau et Cossutta (Maingueneau, 2004, p. 115).

Le mécanisme d’inscription pris en charge par ces communautés discursives – au sein desquelles on peut distinguer celles qui produisent les discours (en littérature, les écrivains, les poètes, etc.) et celles qui les gèrent (les enseignants, les libraires, etc.) – est également une spécificité fondamentale de ces discours constituants : ne s’inscrivent en effet dans la mémoire collective que des discours chargés d’une certaine autorité dans une société. Les énoncés relevant du discours littéraire s’épanouissent à la fois dans la clôture de leur organisation interne et dans la possibilité de se réinscrire dans d’autres énoncés, appartenant ou non à ce type de discours. Par exemple, un style en littérature est consubstantiel à une œuvre, mais peut trouver une actualisation nouvelle dans des énoncés produits par des disciples qui se réclament de l’auteur de celle-ci. Il faut aussi noter que l’inscription se distribue sur une échelle hiérarchique, dont le sommet est occupé par certains énoncés qui acquièrent ce que Maingueneau et Cossuta nomment une « inscription ultime » : ils deviennent alors des archétextes. Le discours littéraire doit donc être vu comme « un ensemble de genres de discours hiérarchisés » (Maingueneau, 2009, p. 32), au sein duquel émergent certains énoncés qui sont considérés comme fondateurs – au sens où ils instaurent un nouveau dispositif énonciatif – et prestigieux. Il en va ainsi, par exemple, de la Critique de la raison pure de Kant pour le discours philosophique, de la Déclaration des Droits de l’Homme pour le discours juridique, du Livre de la Genèse pour le discours chrétien et de L’Odyssée d’Homère, mais aussi de Madame Bovary de Flaubert et de La Montagne magique de Thomas Mann pour le discours littéraire. À côté de cette liste restreinte de chefs-d’œuvre, dont le caractère contingent n’est pas discuté par Maingueneau, les inépuisables commentaires que ceux-ci suscitent participent tout autant à la vitalité de l’archéidon : les anthologies, les manuels scolaires, les articles de vulgarisation scientifique – textes seconds par rapport aux archétextes, premiers en ce qu’ils s’adressent à un nombre limité de pairs et « réfléchissent la question de leur fondement » (Maingueneau, 2004, p. 54) –, s’ils sont certes des textes moins nobles, sont tout aussi indispensables au bon fonctionnement du discours littéraire.

Un autre aspect important du discours littéraire tient enfin dans son caractère paratopique : « celui qui énonce à l’intérieur d’un discours constituant ne peut se placer ni à l’extérieur ni à l’intérieur de la société : il est voué à nourrir son œuvre du caractère radicalement problématique de sa propre appartenance à cette société » (Maingueneau, 2004, p. 52). Cette modalité de constitution induit ainsi une impossibilité de s’assigner durablement à une « place » et implique une constante négociation entre un lieu et un non-lieu : « sans localisation, il n’y a pas d’institutions permettant de légitimer et de gérer la production et la consommation des œuvres, mais sans dé-localisation, il n’y a pas de constituance véritable » (ibid., p. 53). En ce sens, l’écrivain est celui qui occupe, dans le champ littéraire et dans la société, une position paradoxale, intenable : « Voltaire se trouve au centre de la République des Lettres, mais aussi à Freney, sur la frontière de la société monarchique. Rousseau, marginal de la République des Lettres et de la société française, n’a cessé de jouer des interstices qui s’ouvraient entre elles » (ibid., p. 85). Mais ce qu’il importe surtout de comprendre ici, c’est que la situation paratopique est indissociable du processus de création, et qu’elle ne peut jamais lui préexister : « Chateaubriand a beau être “objectivement” un aristocrate de l’Ancien Régime qui ne trouve pas sa place dans le monde issu de la Révolution, il n’y avait aucune nécessité pour qu’il organise une création autour de cette tension, qui ne s’avère paratopique qu’après coup » (ibid., p. 86), écrit Maingueneau.

Autrement dit, la condition paratopique n’est pas une donnée contextuelle préalable qui trouverait à se traduire en choix formels ; elle est elle-même le produit social de l’activité d’écriture. S’éloignant ainsi des approches sociologisantes, pour lesquelles le contexte est antérieur à l’œuvre, la notion de paratopie ouvre de nouvelles perspectives (voir Maingueneau, 2016) destinées à dépasser la dichotomie fondamentale entre contexte et texte, qui divise la critique universitaire entre les tenants de l’histoire littéraire traditionnelle et ceux de la Nouvelle Critique – qui récoltent les principaux griefs de Maingueneau.

Pour finir, notons que si l’on a, d’un côté, souvent reproché à cette notion de manquer, par son caractère universel, la spécificité du phénomène littéraire, l’on a aussi, d’un autre côté, réduit très fortement son champ d’application pour le faire coïncider avec toute situation hétérodoxe. Or, Maingueneau le dit bien, la paratopie ne doit pas être confondue avec « la marginalité, le nomadisme, le parasitisme, etc., c’est-à-dire avec des données sociologiques […] » (Maingueneau, 2004, par. 11) car « la paratopie n’est pas une situation initiale : il n’est de paratopie qu’élaborée à travers une activité de création et d’énonciation » (Maingueneau, 2004, p. 86).

 

Implications herméneutiques

Considérer le fait littéraire comme un discours constituant, c’est aussi postuler, selon Dominique Maingueneau, un double rapport de celui-ci avec l’interdiscours : les œuvres s’appuient sur des œuvres antérieures, et, dans le même temps, elles sont ouvertes à d’autres discours – à l’interprétation, au réemploi. Penser l’énoncé littéraire, c’est ainsi penser l’interprétation non plus comme une activité annexe à celui-ci, mais, au contraire, comme un acte inhérent au texte lui-même, en ce que ce texte est pris dans un cadre herméneutique. Ce cadre « vient garantir que tel texte doit être interprété » (ibid., p. 56) ; ce qui implique que, ce texte est 1) digne d’intérêt 2) qu’il traite de problématiques interrogeant les fondements 3) qu’il porte un message dont il importe de découvrir le sens 4) qu’il nécessite une exégèse, un déchiffrement. En bref, ce cadre herméneutique assure au discours littéraire le maintien de son caractère constituant :

« Un texte qui ne serait plus objet d’interprétation cesserait d’être énigmatique, de receler des messages importants pour la collectivité ; inversement, l’accroissement des interprétations appelle toujours plus d’interprétations : plus le texte est interprété, plus il est énigmatique » (ibid., p. 56).

Si chaque interprétation d’un texte littéraire vient ainsi confirmer que la littérature est bien un discours constituant, il est important de noter que ce cadre herméneutique accorde, de plus, au discours littéraire une liberté vis-à-vis de l’autorité des normes du discours : « En tant que “discours”, la littérature ne peut ignorer les exigences du “principe de coopération”, mais, en tant que littérature, elle s’y soumet en fonction de son économie propre » (ibid., p. 58). Le mécanisme interprétatif offre au discours littéraire ce que Maingueneau nomme une « hyperprotection » (ibid.) : l’écrivain peut transgresser à sa guise les normes du discours, puisqu’il sait que l’exégète, par sa lecture, va réconcilier cet écart avec « le respect présumé des normes » (ibid., p. 60).

Aborder le fait littéraire en réfléchissant en terme de discours, ce n’est donc pas proposer une « grille de lecture » supplémentaire, qui viendrait s’ajouter aux critiques marxiste, psychanalytique, thématique, etc., c’est se situer au-delà de l’attribution d’une signification à l’œuvre pour tâcher de comprendre « à quelles conditions le fait littéraire est possible et les textes peuvent s’ouvrir à l’interprétation » (ibid., p. 247).

 

Un concept instable

Malgré les efforts de définition que Dominique Maingueneau ne cesse d’apporter à la notion de discours littéraire, celle-ci continue, selon ses propres dires, à poser problème : ses contours peinent en effet à trouver la stabilité nécessaire à son exacte compréhension. Le concept s’avère périlleux à manier dans la mesure où il semble postuler l’existence d’un ensemble clôt, délimité fermement dans l’ensemble de la production verbale d’une société – le discours littéraire – alors que ce n’est qu’au xixe siècle qu’une véritable autonomisation de la littérature s’est produite :

« D’un côté, il désigne dans notre société un véritable type de discours, lié à un statut pragmatique relativement bien caractérisé ; d’un autre côté, c’est une étiquette qui ne désigne pas une unité stable, mais permet de regrouper un ensemble de phénomènes appartenant à des époques et des sociétés très diverses » (ibid., p. 6).

Le discours littéraire ne doit pas être considéré comme un îlot au sein de la production discursive d’une société mais elle se pense souvent comme autonome. Dominique Maingueneau propose une distinction pour réduire cette difficulté : le discours littéraire, en tant qu’entité délimitée, conviendrait dès lors au régime de la littérature moderne – relativement autonome – tandis que le terme de discursivité littéraire prendrait en charge le reste de la production littéraire, en tant qu’espace de discours divers et dispersés.

 

Bibliographie

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Angenot (Marc), 1889, un état du discours social, Longueuil, Le Préambule, « L’Univers des discours », 1989 (réédition sur le site Médias 19, URL : < http://www.medias19.org/index.php?id=11003 >).

Charaudeau (Patrick) & Maingueneau (Dominique), Dictionnaire d’analyse du discours, Paris, Seuil, 2002.

Maingueneau (Dominique) & Cossutta (Frédéric), « L’analyse des discours constituants », Langages, n° 117, 1995, pp. 112-125.

Maingueneau (Dominique), « Linguistique, littérature, discours littéraire », Le français d’aujourd’hui, n° 175, 2011, pp. 75-82.

Maingueneau (Dominique), « Quelques implications d’une démarche d’analyse du discours littéraire », COnTEXTES, n° 1, 2006, URL : < http://contextes.revues.org/93 >.

Maingueneau (Dominique), « Un réseau de concepts. Entretien avec Dominique Maingueneau au sujet de l’analyse du discours littéraire », propos recueillis par Reindert Dhondt & David Martens dans Interférences littéraires/Literaire interferenties, n° 8, mai 2012, pp. 203-221.

Maingueneau (Dominique), Genèse du discours, Liège, Mardaga, 1984.

Maingueneau (Dominique), Le discours littéraire. Paratopie et scène d’énonciation, Paris, Armand Colin, 2004.

Maingueneau (Dominique), Les termes clés de l’analyse du discours. Nouvelle édition revue et augmentée, Paris, Seuil, « Points Essais », 2009.

Maingueneau (Dominique), Pragmatique pour le discours littéraire, Paris, Bordas, 1990.

Maingueneau (Dominique), Trouver sa place dans le champ littéraire. Paratopie et création, Louvain-la-Neuve, Academia-L’Harmattan, « Au cœur des textes », 2016.


Pour citer cet article :

Fanny Lorent, « Discours littéraire », dans Anthony Glinoer et Denis Saint-Amand (dir.), Le lexique socius, URL : http://ressources-socius.info/index.php/lexique/21-lexique/198-discours-litteraire, page consultée le 22 aot 2017.