Issu du latin receptio, qui signifiait « action de recevoir », le terme « réception » est attesté dans l’usage depuis longtemps, avant de connaître au xxe siècle une modification dans le domaine de la communication, devenant le pendant de l’« émission » (Chevrel). Son emploi spécifique dans les études littéraires est fortement marqué par le sens allemand de Rezeption, tel qu’employé par Hans Robert Jauss, qui « suggère, beaucoup plus que le français réception, une activité, voire une appropriation : la réception d’une œuvre est un acte, non une attitude passive, un simple enregistrement » (Chevrel, p. 9). Dans le champ de la littérature, on peut donc dire, suivant Antoine Compagnon, qu’on désigne par « réception » les études consacrées « à la manière dont une œuvre affecte le lecteur, un lecteur à la fois passif et actif, […] individuel ou collectif, et sa réponse » (Compagnon, p. 174). C’est donc, plus largement, tant à l’acte de lecture, au sens phénoménologique du terme, qu’aux réactions d’un public ou aux différentes gloses théoriques, critiques, littéraires qui en découlent que s’attachent les études de réception.

 

HISTORIQUE DES EMPLOIS

« Le public, je l’ai dit, se cherche et se met dans le livre. Il se l’adapte ». Ainsi le rôle du lecteur était-il décrit, dès 1904, par Gustave Lanson, lors d’une conférence portant sur les rapports entre histoire littéraire et sociologie. Les mots de Lanson, sans conférer à la réception des œuvres une réelle importance dans l’histoire littéraire, montrent bien que le fait de considérer son influence sur l’interprétation ne date pas d’hier. En effet, le lecteur, dans les théories littéraires du xxe siècle, connaît une importance variable, en plus de négocier un rapport complexe et relatif avec le sens et la signification des textes. Il est tantôt mis à l’écart par l’historicisme et le formalisme, tantôt considéré sur le plan empirique par les approches sociologiques et sur le plan abstrait par le structuralisme. Certaines théories, prolongeant les réflexions sur la réception, iront jusqu’à lui donner le pouvoir absolu sur la signification littéraire, en dépit parfois du texte lui-même. On fait généralement remonter aux années 1970 les théories plaçant la lecture et la réception des œuvres au cœur de l’interprétation et de l’histoire littéraire, notamment avec les travaux de l’École de Constance, communauté critique regroupant différents penseurs attentifs aux « modalités et résultats de la rencontre entre l’œuvre et le destinataire », tel que le suggère Rainer Warning dans la préface à un recueil d’articles paru en 1975 sous le titre Rezeptionsästhetik (cité par Kalinowski). Ce recueil contenait, entre autres, les contributions de Stanley Fish, de Hans-Georg Gadamer, de Michael Riffaterre, en plus de celles de Hans Robert Jauss et de Wolfgang Iser. Les études de réception, à la suite des travaux de ces derniers théoriciens, suivront deux voies principales, « d’une part ceux qui relèvent de la phénoménologie de l’acte individuel de lecture […], d’autre part ceux qui s’intéressent à l’herméneutique de la réponse publique du texte ».

Publié en allemand en 1967, traduit en français en 1978, Pour une esthétique de la réception de Jauss jette les bases d’une approche critique de la réception, dans la visée principale d’ouvrir une conception nouvelle de l’histoire littéraire, qui permettrait de surmonter le « hiatus entre l’approche historique et l’approche esthétique de la littérature » (Jauss, p. 30). Cette dernière conjugue une théorie historique et une herméneutique, et s’attache à l’historicité de la littérature sous un triple rapport :

« diachronie – la réception des œuvres littéraires à travers le temps […] –, synchronie – le système de la littérature en un point donné du temps, et la succession des systèmes synchroniques […] ; enfin rapport entre l’évolution intrinsèque de la littérature et celle de l’histoire en général » (Jauss, p. 63).

Ainsi, sans nier l’importance de l’expérience esthétique, Jauss lui accorde un rôle social, une fonction de communication qui dépasse largement la seule perception subjective de l’œuvre d’art, sans toutefois la ramener de manière trop nette au référent. Selon l’auteur, la cohérence d’une histoire littéraire est maintenue par la présence d’un lecteur, le critique, qui agit en tant que médiateur. À cette conception de l’histoire littéraire se greffe la notion d’horizon d’attente, qui serait une forme de précompréhension que le public a de l’œuvre qu’il s’apprête à lire, reposant sur des normes tacites ou non, des habitudes de lecture, des jugements préalables, mais aussi sur les rapports qu’entretient l’œuvre avec le langage et le monde figuré. Selon Jauss, la chaîne de réceptions, constituée d’abord des lectures contemporaines à la publication du texte, puis des réceptions successives de celui-ci rendrait possible une approche nouvelle de l’histoire littéraire, centrée sur la lecture des œuvres.

Dans L’acte de lecture, paru en traduction française en 1985, Wolfgang Iser formule des constats similaires. Selon lui, la fiction n’a pas de référence et existe, par là-même, dans le seul rapport qu’entretient le lecteur avec le texte. Plutôt que de porter sur les interprétations historiques proposées par des lectorats successifs, sa théorie de l’effet propose d’étudier l’action esthétique, en dégageant l’œuvre de toute conception essentialiste : « dans la mesure où le texte de fiction existe par l’effet qu’il provoque en nous, la signification est engendrée par une action vécue ou un effet consommé, et non pas une idée préexistante à l’œuvre et que celle-ci incarnerait » (Iser, p. 51). Pour éviter le piège du subjectivisme absolu – « l’illusion affective » –, la théorie de l’effet repose sur un concept clé, celui du lecteur implicite, qui est la « structure du lecteur inscrite dans le texte », « modèle transcendantal qui permet d’expliquer comment le texte de fiction produit un effet et acquiert un sens » (p. 70). Le lecteur implicite d’Iser est, en effet, une abstraction construite par le texte, une contrainte imposée au lecteur empirique, réel, à laquelle il peut soit adhérer ou résister, en acceptant son rôle dans la structure de l’œuvre, ou en s’inscrivant à rebours de celui-ci.

De ce lecteur implicite, on peut rapprocher le lecteur modèle théorisé par Umberto Eco dans Lector in fabula, suivant une démarche inspirée de la sémiotique et de la pragmatique littéraire. Partant de l’idée qu’« un texte est un produit dont le sort interprétatif doit faire partie de son propre mécanisme génératif » (Eco, 1985, p. 65), il en fait, tout comme Iser, une stratégie discursive du texte, mais qui découlerait cependant de l’intention de l’auteur empirique ; sur ce point, les théories diffèrent. Pour Eco, en effet, « l’auteur présuppose la compétence de son Lecteur Modèle et en même temps […] l’institue » (p. 68), tandis que pour Iser, le lecteur implicite demeure « un modèle transcendantal qui permet d’expliquer comment le texte de fiction produit un effet et acquiert un sens » (Iser, p. 75). La « compétence encyclopédique » dont parle Eco – notion parente de celle d’horizon d’attente chez Jauss, et correspondant à celle de « répertoire » chez Iser – complète sa théorie, en constituant un ensemble de savoirs et de références communs à l’auteur et à son lecteur modèle, que ce dernier serait ainsi virtuellement en mesure de déchiffrer et d’actualiser.

Si on retrouve déjà, dans les travaux d’Umberto Eco, l’idée sous-jacente que « le texte est un tissu d’espaces blancs, d’interstices à remplir » (Eco, 1985, p. 63) – précepte sur lequel se fonde son essai L’œuvre ouverte – les théories de Stanley Fish sur le rôle du lecteur dans la réception de textes placent quant à elles le point focal de l’interprétation sur le travail de la lecture. C’est dans « L’épreuve de la littérature. Une stylistique affective », paru en traduction française dans la revue Poétique en 1970, que Stanley Fish jette les bases de la « reader-response theory » (Wagner). Cette dernière sera reprise et approfondie dans Is There a Text in This Class? The Authority of Interpretive Communities, paru en version originale en 1980, puis traduit en français en 2007. Fish y avance que l’interprétation critique traditionnelle tend à abstraire l’affectivité et à produire des lectures normatives des textes littéraires. Selon lui, une lecture purement formaliste est en effet impensable, le lecteur étant toujours influencé par des courants culturels, par la communauté interprétative à laquelle il appartient, consciemment ou non. Par « communauté interprétative », le théoricien désigne l’ensemble des « présupposés, préoccupations, distinctions, tâches, obstacles, récompenses, hiérarchies et protocoles [qui] deviennent, à la longue, l’aménagement même de [l’esprit des lecteurs] » (Fish, 2007, p. 128). Les « contraintes intériorisées de la communauté » (p. 129), modelant par ailleurs les textes mêmes, car eux aussi issus de ces communautés, ne serviraient cependant pas, comme certains détracteurs l’ont avancé, à nourrir une approche strictement relativiste du travail interprétatif, mais à « dissoudre l’antinomie sujet / objet », permettant ainsi d’avancer que « les lecteurs font les textes » (p. 129). De ce fait, Fish déplace le procès de signification du texte à la lecture elle-même, qui ne peut plus être qualifiée de subjective (le lecteur étant toujours influencé par sa communauté interprétative) ni d’objective (le texte n’étant plus porteur d’un sens donné d’avance) :

« Thus the act of recognizing literature is not constrained by something in the text, nor does it issue from an independent and arbitrary will; rather, it proceeds from a collective decision as to what will count as literature, a decision that will be in force only so long as a community of readers or believers continues to abide by it »1 (Fish, 1980, p. 11).

Paul Ricœur, dans son essai philosophique Temps et récit, paru en trois tomes entre 1983 et 1985, accorde lui aussi une place importante au lecteur dans son modèle herméneutique. L’auteur y expose sa théorie de la triple mimèsis, permettant de penser et de décomposer les rapports complexes entretenus entre œuvre et réel, temps et récit, intrigue et histoire. Pour mieux marquer ces processus de transaction multiples, Ricœur conçoit l’action de l’œuvre comme un travail mimétique en trois étapes, qui articulerait « le procès concret par lequel la configuration textuelle fait médiation entre la préfiguration du champ pratique et sa refiguration par la réception de l’œuvre » (Ricœur, 1991a, p. 106). À la suite d’une préfiguration de l’action en ses composés structurels, symboliques et temporels, puis de la configuration de ceux-ci dans l’espace de la fiction, viendrait donc la refiguration du texte dans le monde du lecteur par l’entremise de la réception esthétique de l’œuvre. Ricœur fait appel au concept de « co-référence » pour expliciter les rapports entre lecture et intrigue. La co-référence désigne ce que reçoit le lecteur à partir de son expérience du texte, « non seulement le sens de l’œuvre, mais à travers son sens, sa référence, c’est-à dire l’expérience qu’elle porte en langage et, […] le monde et sa temporalité » (p. 148). C’est donc en ramenant l’expérience de lecture à une expérience d’un temps autre que Ricœur conçoit l’acte de lecture, la co-référence devenant de ce fait, plus encore que le répertoire ou l’horizon d’attente chez Iser et Jauss, la constitution d’un espace entre deux horizons : celui du texte comme « proposition d’un monde » (p. 152) et celui du lecteur, qui pourrait l’habiter et le vivre. Temps et récit élabore ainsi une pensée complexe de la réception et de l’identité narrative, en élaborant une esthétique de la lecture qui place le sujet-lecteur au centre du processus de signification, tout en exposant bien les tensions inhérentes à l’expérience de l’œuvre, qui « combine […] une passivité et une activité qui permettent de désigner comme réception du texte l’action même de le lire » (1991c, p. 303).

 

USAGES ACTUELS ET APPLICATIONS RÉCENTES

Dans la foulée des travaux de Jauss, d’Iser et de leurs successeurs, les théories de la lecture et de la réception ont connu un important succès dans les études littéraires. Roger Chartier a notamment consacré, dès les années 1980, plusieurs ouvrages à l’histoire de la lecture et des publics. Chartier ajoute à l’acte de lecture, tel que théorisé par Iser, la dimension matérielle du livre et de sa circulation. Selon lui, « il faut tenir que les formes produisent du sens et qu’un texte, stable en sa lettre, est investi d’une signification et d’un statut inédits lorsque changent les dispositifs qui le proposent à l’interprétation » (Chartier, p. 15). Travaillant à restituer les différents horizons d’attente à travers l’histoire, il enrichit le concept de communauté interprétative de Stanley Fish, afin d’aborder l’histoire littéraire, comme le voulait Jauss, du point de vue de la lecture : « une histoire des manières de lire, affirme-t-il dans L’ordre des livres, doit identifier les dispositions spécifiques qui distinguent les communautés de lecteurs et les traditions de lecture» (p. 15). Dans une perspective semblable, les travaux de Joseph Jurt privilégient la critique journalistique. L’auteur s’y attache moins à l’herméneutique du texte qu’à une « sociologie de la réception », fondée sur l’étude du « processus de la réception effective d’une œuvre par un groupe spécifique de lecteurs […] ainsi que [du] conditionnement socio-idéologique de ce processus » (Jurt, p. 9).

Explorant à la fois l’acte phénoménologique de la lecture et la réception critique des textes littéraires, les travaux de Pierre Bayard abordent la critique littéraire sous un angle original, parfois irrévérencieux. Enquête sur Hamlet propose, à partir de différentes lectures et interprétations du texte de Shakespeare, de théoriser le référent, l’objet dont parle réellement la critique littéraire qui, selon l’auteur, n’est pas le texte lui-même, mais une refiguration personnelle de ce texte. En centrant l’analyse sur la référence du texte critique davantage que sur la signification de l’œuvre, sur le lecteur davantage que sur le sens, Bayard élabore une approche qui « se demande comment se constitue l’objet dont on parle et met donc en scène l’ensemble des processus par lesquels, dans l’infinie diversité des réceptions individuelles, du sens advient » (Bayard, 2014, p. 46). Non sans parenté avec les théories d’Eco et de Fish, le texte y est avant tout une construction virtuelle, qui existe et se multiplie dans les différentes lectures et interprétations que l’on en tire. L’auteur poursuivra sa réflexion sur l’acte de lecture en écrivant sur une réalité écartée des théories classiques du lecteur : la non-lecture. Dans Comment parler des livres que l’on n’a pas lus, il élabore, selon ses mots, « une véritable théorie de la lecture, attentive à tout ce qui en elle – failles, manques, approximations – relève, au rebours de l’image idéale qui en est souvent donnée, d’une forme de discontinuité » (Bayard, 2007, p. 16). Brigitte Louichon, dans son essai La littérature après coup, aborde elle aussi un aspect peu considéré de l’acte de lecture, en se penchant sur le rapport entre lecteur et mémoire, dans le but de « proposer quelques traits définitoires du souvenir de lecture » (Louichon, p. 69). S’inspirant notamment de Ricœur, elle examine ce que le lecteur-auteur conserve de ses lectures, mais aussi la manière dont il les reconfigure dans sa propre œuvre.

Comme nous l’avons vu, le champ critique s’intéressant à la réception est vaste et recoupe plusieurs autres théories, en plus de s’appliquer à différents corpus. On peut évoquer à ce sujet les études comparées et les travaux sur la traduction d’Anne-Rachel Hermetet, entrelaçant une approche de la réception et une théorie inspirée des transferts culturels. Plusieurs travaux sur la réception de la littérature québécoise et de la francophonie s’inspirent aussi des théories de la réception critique ; à ce sujet, nous renvoyons notre lecteur aux études de Daniel Chartier sur la réception de la littérature québécoise des années 1930, à ceux de Karine Cellard sur la critique journalistique et les manuels scolaires au Québec, ainsi qu’aux écrits de Jean-Marc Moura sur l’exotisme et les théories postcoloniales, et à ceux de Josias Semujanga sur la réception critique des littératures francophones.

 

OUVERTURE VERS D’AUTRES CONCEPTS

L’histoire culturelle ainsi que les cultural studies anglo-saxonnes partagent avec les esthétiques de la réception certains éléments théoriques et heuristiques. Elles se donnent comme objet d’étude l’histoire sociale des représentations et accordent par conséquent une large place à la réception et au public. L’histoire culturelle, plutôt que de privilégier l’horizon d’attente ou les communautés de lecteurs, s’attache aux différentes manifestations et productions de l’englobante « société culturelle », qui serait, dans le sillage des théories sociologiques de Bourdieu, « l’ensemble des agents auxquels la société globale a délégué la fonction de représentation » (Ory, 2011b). C’est évidemment dans une perspective historique que s’articulent les travaux dans ce domaine, qui empruntent toutefois aux théories de la réception critique l’importance vouée au lecteur dans la constitution de la représentation. Comme l’explique Pascal Ory,

« [l]a société culturelle réunira donc en son sein les activités, et les acteurs, de la production et de la médiation des objets culturels, mais elle devra faire sa place à la réception desdits objets qui est, elle aussi, une activité, nullement réduite au rôle passif de réceptacle à représentation » (Ory, 2011a, pp. 78-79).

Dans le modèle sociologique du champ littéraire mis de l’avant dans Les Règles de l’art, Pierre Bourdieu considère la réception comme un élément important dans la constitution de ce champ, reconnaissant aux « récepteurs » le pouvoir d’attribution de capitaux symboliques ou économiques. Il rattache ces capitaux à une division du champ littéraire en deux sous-champs : d’abord le champ de grande production, incluant la littérature de masse, dont la réception est « à peu près indépendante du niveau d’instruction des récepteurs » (Bourdieu, p. 244), à la vocation principalement économique, puis le champ de production restreinte, visant une reconnaissance symbolique à long terme, constituée d’œuvres qui « ne sont accessibles qu’aux consommateurs dotés de la disposition et de la compétence qui sont la condition nécessaire de leur appréciation » (Bourdieu, p. 244).

La théorie des transferts culturels, à la suite des travaux de Michel Espagne notamment, conjugue à une approche culturelle, sociologique et historique, une étude herméneutique, en s’intéressant aux passages des œuvres entre les différentes cultures et sociétés, et aux conséquences sémantiques de ces échanges. Avec un objet d’étude aussi vaste, la théorie des transferts culturels tente de repenser les notions d’identités nationales, en les envisageant avant tout comme des « constructions identitaires offr[ant] […] un vaste terrain d’investigations, dont l’horizon serait une histoire transnationale des sciences humaines » (Espagne). La réception y est donc considérée dans une perspective beaucoup plus ample. Elle dépend en effet des diverses cultures et sociétés qui construisent les objets culturels en fonction de leur référent spatiotemporel respectif, en modifiant ainsi le sens, mais aussi les sociétés qui les reçoivent. Ne se limitant pas au champ artistique, cette théorie vise « une approche transnationale des cultures passées et présentes à l’encontre de l’historiographie et des études littéraires traditionnelles pour lesquelles la nation, entité stable et homogène, formait le cadre de référence par excellence » (Meylaerts & Lobbes).

 

BIBLIOGRAPHIE

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Notes

  1. Notre traduction : « L’acte de reconnaissance de la valeur littéraire d’une œuvre n’est pas limité par le sens du texte ni construit de manière indépendante et arbitraire. Il découle plutôt d’un consensus critique autour de ce qui est considéré comme littéraire. Ce consensus perdurera tant et aussi longtemps que les lecteurs ou les croyants continueront de s’y soumettre. »


Pour citer cet article :

Martine-Emmanuelle Lapointe et Kevin Lambert, « Réception », dans Anthony Glinoer et Denis Saint-Amand (dir.), Le lexique socius, URL : http://ressources-socius.info/index.php/lexique/21-lexique/161-reception, page consultée le 13 dcembre 2017.