Couramment définie comme un transfert d’information via un canal de transmission (qui, dans le cas de la communication verbale, relève de l’oralité ou de l’écriture), la communication suppose la mise en relation de deux ou plusieurs sujets entre eux. Qualifiée de littéraire, elle vise la fonction médiatrice d’un certain type de discours dans l’espace public. Ainsi, dans les termes d’Alain Vaillant, « la littérature peut se définir comme la formalisation esthétique d’un type particulier de communication langagière » (Vaillant, 2003, p. 561). Vue sous l’angle de la communication littéraire, la littérature ne présente pas le visage d’un art détaché des pratiques sociales qui ont cours dans un contexte donné, mais celui d’une forme particulière de la communication. Sa fonction médiatrice au sein de la communauté, qu’elle assure selon des modalités qui lui sont propres, la caractérise avant tout. Elle est en ce sens l’affaire de la linguistique, de la sociologie, de la philosophie, de l’histoire et de la théorie littéraires, ainsi que de l’analyse du discours quand elles développent leurs recherches à la lumière de ce paradigme.

 

Historique des emplois

La littérature comme communication

Dans l’histoire du couple conceptuel littérature et communication, l’article « Linguistics and Poetics », signé par Roman Jakobson en 1960, a fait date. Celui-ci y expose son schéma de la communication verbale, en regard duquel il tâche notamment d’identifier la spécificité de la littérature. Aux six facteurs caractéristiques de tout acte de communication verbale (destinateur, destinataire, référent, message, contact, code) correspondent six fonctions (expressive, conative, référentielle, poétique, phatique, méta-linguistique). Parmi celles-ci, la fonction poétique, qui porte sur le message lui-même, constitue la « fonction dominante, déterminante » de l’« art du langage » (verbal art) (Jakobson, 1960, p. 356), dont la poésie est l’exercice par excellence. Quoique cette fonction ne soit pas l’apanage de la poésie, et quoique celle-ci ne s’y réduise pas, les théories du cofondateur du cercle linguistique de Prague invitent bien à envisager la littérature dans une perspective linguistique, comme forme particulière de la communication verbale en général.

À cette publication succèdent immédiatement deux autres textes décisifs : L’espace public, de Jürgen Habermas, paru en 1962 en allemand et traduit en français en 1978, et « L’acte littéraire est-il un acte de communication ? » (1963), de Robert Escarpit, qui pousse un pas plus loin ses réflexions sur la littérature (voir Hotier). Dans son étude sur l’espace public comme sphère au sein de laquelle les personnes privées font usage du raisonnement, Habermas discerne une sphère publique littéraire propre à la société bourgeoise où se déploie la critique culturelle, et qui prépare le terrain au débat politique public. Dans une perspective philosophique et sociologique, il avance en effet que l’influence de « l’opinion publique littéraire » (Habermas, 1978, p. 65) que forment les bourgeois dès le xviiie siècle, en Angleterre, en France et en Allemagne, lorsqu’ils échangent au sujet de ce qu’ils lisent, voient au théâtre ou écoutent à la salle de concert, croît notablement dès 1750, et donne son assise à une « sphère publique politiquement orientée » (ibid., p. 61), qui rend possible le débat critique portant sur l’exercice du pouvoir. Ces échanges reposent initialement sur les moyens traditionnels de la « médiation proprement littéraire » (ibid., p. 177), c’est-à-dire davantage le langage que le son et l’image, suivant Habermas, qui est la modalité première de la « communication publique » (ibid., p. 169) ayant lieu dans le débat (salons et cafés) et dans les écrits.

Pour le penseur allemand, la logique de consommation qui se substitue à celle du raisonnement, au milieu du xixe siècle, enclenche le déclin de la médiation littéraire qui se traduit par le passage « de la culture discutée à la culture consommée » (ibid., p. 167) dont participent la presse industrialisée puis les médias de masse. La critique, dont rend compte par exemple Peter Dahlgren (1994), n’a pas manqué de souligner la conception idéalisée de la communication sur laquelle s’appuie la réflexion de Jürgen Habermas, qui prend pour modèle « un espace public bourgeois avec ses salons et ses publications littéraires » dont « les manifestations historiques [furent] en fait relativement modestes » (Dahlgren, 1994, p. 246) et « ne dit rien de l’existence de sphères publiques alternatives, “plébéiennes”, populaires, informelles et oppositionnelles » (ibid., p. 247). Il reste que la littérature comme bien culturel objet de discussion et comme vecteur même de la discussion se voit envisagée à la lueur de la communication, activité cardinale de l’espace public – qui annonce en cela la théorie de l’agir communicationnel (l’activité par laquelle des subjectivités interagissent en vue d’une intercompréhension) à venir en 1981.

Les premiers travaux d’Escarpit laissent quant à eux entrevoir une conception de la littérature fondée sur trois instances, le lecteur destinataire, l’auteur émetteur et le texte comme message (Escarpit, 1948). Dans Le littéraire et le social, en 1970, il fait siennes les considérations de Jean-Paul Sartre, qui organise précisément son Qu’est-ce que la littérature ? autour de trois pôles, le texte (« Qu’est-ce qu’écrire ? » et « Pourquoi écrire ? »), le lecteur (« Pour qui écrit-on ? ») et l’auteur (« Situation de l’écrivain en 1947 ») :

« Or il est évident que la littérature n’est littérature qu’en tant qu’elle est lue. Ainsi que l’écrit Jean-Paul Sartre, « l’objet littéraire est une étrange toupie qui n’existe qu’en mouvement. Pour la faire surgir, il faut un acte concret qui s’appelle la lecture, et elle ne dure qu’autant que cette lecture peut durer. Hors de là, il n’y a que des tracés noirs sur le papier » (Escarpit, 1970, p. 18 ; Sartre, 1948, p. 52).

Dans cette optique, les pôles de la production, de la distribution et de la consommation, ainsi qu’ils sont désignés dans le « Que sais-je ? » Sociologie de la littérature (Escarpit, 1958), interagissent dans un processus riche, car « pour qu’il y ait communication, il faut un stimulus et une réponse. Ce n’est pas quand je dis “allo ?” que la communication est établie, c’est quand l’autre a répondu “allo”. C’est l’autre qui fait le message » (cité dans Hotier, par. 16).

Pour Escarpit, la littérature s’inscrit dans ce processus de communication : « À la lueur de ce que nous avons essayé d’exposer jusqu’ici, il apparaît que le fait littéraire ne peut se déceler que dans la communication, c’est-à-dire dans les relations complexes de ces deux démarches productives que sont l’écriture et la lecture » (Escarpit, 1973, p. 61). Si l’auteur qui revendique dans sa Théorie générale de l’information et de la communication une vision « colorée de marxisme » définit son objet comme fait littéraire, c’est qu’il le considère précisément à travers le prisme des usages que le lecteur en fait (voir van Nuijs, 2007), et, plus largement, dans ses relations à un ensemble où il existe. Aussi les éléments de la triade (auteur, lecteur et texte) interagissent-ils à même l’appareil de communication propre à l’institution littéraire (choix de l’éditeur, orientation du libraire, jugement du critique, intégration du corpus reconnu par l’Université (Escarpit, 1970, p. 22)), qui assure et conditionne les relations de l’écriture et de la lecture.

 

L’étude de la communication littéraire : réception, historicité, matérialité

La constitution d’un objet tel que la communication littéraire dans le cadre de la sociologie de la littérature, dont Jean-Pierre Bertrand, dans une contribution programmatique (2000), a esquissé les enjeux pour la discipline, met l’accent sur la réception du texte littéraire, sur l’ancrage historique du fait littéraire et sur la condition matérielle du discours en circulation.

En vertu du paradigme communicationnel qui polarise certaines recherches en littérature, le destinataire du texte obtient de fait un statut qui, sans le substituer au destinateur, le situe dans une relation de réciprocité avec lui (Escarpit, 1970, p. 26). La corrélation entre réception et communication littéraire se manifeste ainsi dans l’esthétique de la réception de Hans Robert Jauss, qui revient en 1979 sur le fait que « [l]’esthétique de la réception, connue sous le nom d’“École de Constanceˮ, s’est transformée de plus en plus, depuis 1966, en une théorie de la communication littéraire » (Jauss, 1979, p. 15). Au départ de l’étude de l’histoire littéraire comme « procès qui engage toujours trois actants : l’auteur, l’ouvrage et le public », l’esthétique de la réception est conduite à « [r]etrouver la communication littéraire que nous cachent les “faits littérairesˮ », ce qui exige de « tenir compte de l’interaction entre production et réception » (ibid.). Il semble y avoir là, dans certains courants de la théorie littéraire des années 1960, un mouvement qui tend à aboutir au modèle de la communication littéraire.

Dans l’optique de la sociologie de la littérature initiée par Escarpit, qui est donc aussi une sociologie de la lecture, les instances en interaction dans la communication (littéraire) ne se résument pas en outre à des fonctions de nature théorique, mais participent d’un contexte. « Les lecteurs comme les écrivains sont historiques » (Escarpit, 1970, p. 18). L’accent porte en ce sens sur la production et la réception, historiquement déterminées, du texte littéraire qui est quant à lui susceptible de faire l’objet d’un traitement variable dans le temps (ibid., p. 28), ce qui ferait même sa spécificité.

Enfin, la communication repose sur un dispositif qu’Escarpit appelle canal (Escarpit, 1976, p. 24), c’est-à-dire sur une technologie qui intervient dans le transfert de l’information de la source au destinataire. De ce point de vue, le support médiatique fait partie intégrante de la communication littéraire. Dans le cas du texte littéraire, cela implique d’envisager celui-ci dans sa configuration d’objet imprimé. Plus spécifiquement, « la littérature, du moins telle que nous la percevons à notre époque, se caractérise par un mode de communication particulier qui est le livre » (Escarpit, 1970, p. 19). Ce dernier est au centre du dialogue entre le Français et Marshall McLuhan, l’un et l’autre soutenant des positions antagonistes sur l’avenir de l’imprimé, dans un contexte marqué par la prégnance des médias audiovisuels. Cette discussion trouve un prolongement chez Vaillant, qui remarque la prééminence de l’imprimé public quant à la fonction médiatrice de la communication littéraire à partir du xixe siècle (Vaillant, 2005, p. 11) et repère aujourd’hui, avec Robert Darnton, « une nouvelle ligne de fracture […] entre l’imprimé, toutes formes confondues, et la culture électronique » (Vaillant, 2011, p. 22).

 

Usages actuels

Poétique historique des formes, des genres et du support

La communication littéraire, constituée dans des réflexions d’ordre linguistique, sociologique et esthétique, retient désormais l’attention de l’histoire littéraire, dont elle doit être un objet privilégié, suivant l’article programmatique « Pour une histoire de la communication littéraire » que publie Alain Vaillant en 2003. Recourir au syntagme « communication littéraire », c’est reconnaître que « la littérature n’est qu’un moyen parmi d’autres – mais il est vrai l’un des plus élaborés et des plus complexes – dont disposent les sociétés humaines pour communiquer, transmettre et échanger des messages, des informations, des opinions, des sentiments » (Vaillant, 2009, p. 102), dans le sillage d’une définition de la littérature « en termes purement sociologiques et communicationnels » inspirée d’Alain Viala (Vaillant, 2011, p. 23). La littérature est en ce sens envisagée à la lumière de sa fonction médiatrice, en ce qu’elle concourt, historiquement, à réguler l’espace public (Vaillant, 2010, p. 264) – fonction que lui conteste la communication médiatique, sous les habits de la presse, au début du xixe siècle. Son approche communicationnelle de l’histoire littéraire amène Vaillant à introduire la notion de littérature médiatique (Vaillant, 2011), dont les enjeux pour la recherche sont également examinés par Pascal Durand (2012), qui attire l'attention sur la condition historique de concepts tels que médias et culture ou littérature médiatique. Dans l’expression « littérature médiatique », « littérature » renvoie à cette fonction médiatrice de la communication littéraire. Pareille subversion lexicale apparaît comme le signe d’un ajustement sur le plan conceptuel de l’histoire littéraire par rapport au paradigme communicationnel.

D’un point de vue historique, Vaillant identifie ainsi un changement de paradigme, à partir de 1830, qui affecte les pratiques littéraires dans leur poétique même. Le succès du journal, et avec lui celui d’un mode de communication fondé sur l’imprimé, se substitue à une « discursivité littéraire » (Vaillant, 2010, p. 264) marquée sous le Second Empire par la prépondérance de la parole, la littérature étant conçue comme donnée à entendre, même à l’écrit. À cette « sublimation scripturale de la parole » (ibid., p. 255) que Vaillant nomme « littérature-discours » succède, sans y mettre un terme (Vaillant, 2003, p. 562) et sans coexister avec elle de façon tout à fait cloisonnée (Vaillant, 2011, p. 24), la littérature comme « texte à lire » (Vaillant, 2010, p. 255), la « littérature-texte ». Pour l’écrivain, un tel changement entraîne la nécessité d'accommoder son art d’écrire aux règles communicationnelles en vigueur dans le régime de l’imprimé, dont les enjeux relèvent notamment des rythmes de publication, éventuellement périodiques, et d’intérêts économiques (Vaillant, 2003, p. 555).

Le caractère matériel de la littérature, central dans la poétique historique des formes et des genres promue par Vaillant (Vaillant, 2003, p. 561), conduit Marie-Ève Thérenty à plaider en faveur d’une poétique historique du support. Elle souligne en effet que, pour plusieurs raisons, le poids du support médiatique dans le procès de la communication littéraire est oblitéré, au profit de sa transparence supposée, et avance ainsi qu’« [a]près des années d’occultation par la discipline des conditions matérielles de production de la littérature, l’histoire littéraire est peut-être aujourd’hui en mesure de substituer à sa triade : auteur, lecteur, texte, un nouveau quarté : auteur, lecteur, texte, support » (Thérenty, 2009, p. 111). Énonciation typographique, gestion des contraintes éditoriales par l’écrivain et imaginaire médiatique à l’œuvre au cœur même des textes constitueraient dès lors trois axes de recherche d’une telle poétique historique du support (ibid., p. 112-113).

 

Genres de discours

L’étude du discours littéraire en termes de communication est aussi au centre de l’analyse du discours, selon une perspective chère, notamment, à Patrick Charaudeau (voir par exemple Charaudeau, 2007). La notion de genre de discours, capitale dans la discipline, ressortit ainsi à ce que Dominique Maingueneau appelle dispositif de communication, qui articule les logiques proprement linguistique, d’une part, et sociale, d’autre part, dont participe tout discours. Le dépassement de l’opposition texte / contexte qu’implique cette conception intégratrice signifie pour la littérature que le genre n’est pas considéré « comme une enveloppe contingente mais comme une partie du message, qui ne sépare pas la vie de l’auteur du statut de l’écrivain, qui ne pense pas la subjectivité créatrice indépendamment de son activité d’écriture » (Maingueneau, 2004, p. 35). L’analyse du discours envisage donc le genre en tant qu’il configure l’œuvre littéraire dans son ensemble.

 

Trivialité et image du texte

Yves Jeanneret, avec son concept de trivialité des êtres culturels, adopte une approche communicationnelle de la production et de la circulation de ces êtres culturels (dont participent notamment discours et textes). La notion de trivialité renvoie à la circulation des objets et des représentations « à travers les carrefours [trivia] de la vie sociale » (Jeanneret, 2008, p. 14), et implique des « configurations dynamiques », c’est-à-dire moins des objets simples, stables dans leur forme, qui seraient transmis intacts, que des « complexes qui associe[nt] des objets matériels, des textes, des représentations et qui abouti[ssent] à l’élaboration et au partage d’idées, d’informations, de savoirs, de jugements » (ibid., p. 16). La communication procède à cet égard à une mise en circulation riche de ce qui en est l’objet, mettant en jeu de la technique et des intentionnalités, qui transforme plus qu’elle ne transmet ce qui lui préexiste (ibid., p. 19). Face à la multiplicité des plans concernés (technique, représentations, valeurs…) par la circulation des êtres culturels et à la pluralité des phénomènes qui y interviennent, Jeanneret suggère de penser la communication non comme un système qui intégrerait ces éléments mais plutôt de l’aborder dans son caractère résolument composite (ibid., p. 136-137).

Emmanuel Souchier, dans ses travaux sur l’image du texte, met lui aussi en exergue la participation de plusieurs facteurs dans l’élaboration des textes. Ressortissant à l’espace de la trivialité, l’énonciation éditoriale n’opère ainsi pas une simple diffusion, mais une mutation des discours. Elle se dote dès lors d’une dimension performative, puisque « [s]ituée à l’articulation du symbolique et du politique – de la croyance –, du matériel et du textuel, l’énonciation éditoriale fait partie de ces processus privilégiés qui font que les idées deviennent – aussi – des forces agissantes dans la cité » (Souchier, 1998, p. 138). En insistant sur le fait qu’« il n’y a pas de texte sans “image de texteˮ » (Souchier, 2007, p. 30), Souchier, qui se situe dans le sillage de l’énonciation typographique de Roger Laufer, dévoile la part que prend la communication éditoriale dans la littérarité reconnue à un texte.

« Ce qui importe ici, c’est la mise en perspective matérielle et communicationnelle de ce que l’on a longtemps considéré comme “l’essenceˮ de la littérature » (ibid.). Sous cet angle la communication littéraire correspond en quelque sorte à une conception de la littérature tenant résolument à distance toute définition essentialiste, et pour cette raison féconde d’un point de vue heuristique pour les disciplines en mesure de ressaisir leurs objets sous un jour nouveau.

 

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Pour citer cet article :

Guillaume Willem, « Communication littéraire », dans Anthony Glinoer et Denis Saint-Amand (dir.), Le lexique socius, URL : http://ressources-socius.info/index.php/lexique/21-lexique/199-communication-litteraire, page consultée le 11 dcembre 2017.